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8.11.2009

plutôt répétitif.

J'aimerais me dévisser la tête.
Et j'aimerais bien aussi que quelqu'un m'explique gentiment comment se fait-il que des images de casiers bleus, de rideaux noirs, de planches de bois, de spots roses ou jaunes, de tableaux verts, de caféteria laide, de toges rouges et blanches, de bandelores immenses, de visages familiers et de yeux tout de plein de couleurs surgissent dans mon cerveau, accompagnées d'odeurs du savon d'une zambonie fatiguante, de loges trop éclairées, de café, du Santa Teresa, de planchers mouillés par l'hiver, des feuilles d'automne et du vent à des moments pas rapport, alors qu'il n'y a rien autour pour me rappeler que c'est fini, et que même si je n'en pouvais plus d'attendre, ça arrive là maintenant sans que j'en ai encore envie, préférant me rouler dans des souvenirs bizarres mais joyeux, beaux mais pas tant que ça, en laissant vivre cette peur qui s'accroche à moi sans jamais essayer de la faire partir en me disant que tout ira bien?

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