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8.04.2009

rush of blood to the head.

Quand je me trouve sur le bord de l'eau, je ressens toujours ce besoin intense d'écrire. Il frappe fort, à un moment où je parviens tout juste à ne penser à rien. J'entends les mots défiler dans ma tête, les phrases se construisent d'elles même, et ça me fâche. Évidemment, quand j'arrive devant la page, rien se sort. C'est comme le vide total, et je me demande encore pourquoi je fais tout un plat avec ses idées puisque je les oublie toujours. On dirait que mon cerveau essaie de me faire rappeler plein de trucs, au moment où je pourrais bien m'en passer. N'empêche que, le besoin d'évacuer les mots reste, même si ça sort tout croche.
À date, je passe un été pas si mal. Je ne travaille pas trop, même si je devrais. Je ne répèterai jamais assez comment les clients sont de vrais idiots. Je m'arrange pour ne pas être en contact avec eux trop souvent.
J'ai vu beaucoup d'amis dernièrement, jusqu'à très tard le soir, peut-être même trop tard, ou tôt, tout dépendamment. On m'a donc punie pour ce manque horrible de savoir vivre et d'imposition de limites. Ce n'est pas si grave, je n'ai plus envie de sortir. J'ai l'impression que, depuis qu'Il a écrabouillé mon coeur et laissé envoler les papillons qui dansaient en moi, je pourrais rester enfermée dans ma chambre toute la journée, à fixer le plafond ou à dessiner des barbos sur le mur. Des barbos que personne ne trouve beau excepté moi. J'imagine que ça va m'arriver plusieurs fois dans la vie. Je ne suis seulement pas une habituée du flirt, ce n'est pas du tout mon truc, et je suis du genre à me faire des idées beaucoup trop vite. Je n'aime pas avoir l'impression que quelqu'un a profité de moi et qui prend pour excuse par la suite qu'il n'est plus certain de rien. Eww. Ça me fais sentir comme une vraie nounoune. Et je ne dirai pas que je vais m'habituer, non. Ça n'arrivera juste plus. C'est dommage, on s'entendait bien, et il était si beau. J'aurais voulu qu'il sache que s'il ressentait une quelconque pression, ce n'était pas de moi qu'elle provenait. Du moins, ce n'était pas mon intention. Mais évidemment, personne ne s'est vraiment mêlé de leurs affaires, il a probablement entendu des choses un peu à côté de la réalité. Ce que je ferais pour retourner en arrière et juste, l'éviter. Je vais tout de même m'ennuyer des fois où on roulait dans sa voiture en écoutant des chansons ridicules, de quand on "dormait" dehors jusqu'à 5h du matin, et que je rentrais en douce juste avant que ma mère se lève pour travailler... De quand on parlait de choses sérieuses, de quand on s'obstinait pour rire, de quand je le reprenais sur sa façon de parler, de quand on se regardait dans les yeux pendand longtemps sans rien dire... Ouais bon. Je ne compte pas l'oublier de sitôt.
Quand quelque chose finit dans ma vie, c'est idiot, mais j'ai l'impression que je dois changer plein de trucs. L'école a fini, ma "relation" avec lui aussi, ça m'a comme frappé, tout m'énervait, tout était laid. J'ai coupé mes cheveux très courts, j'ai changé ma chambre, j'ai fait du ménage. On dirait que jeter et changer les objets de place m'aide à remettre de l'ordre dans ma tête.
Cette nuit, j'ai rêvé que j'étais dans le cours de chimie. Puis, je suis sortie, il y avait un joli garçon qui n'arrêtait pas de m'observer et je me suis mise à pleurer en pensant que l'année recommençait. Je me suis réveillée, furieuse contre moi-même d'avoir oser penser à l'école. Je ne suis pas prête du tout d'aller au Cégep, je m'en rend compte au fur et à mesure que l'été avance. Je m'en veux d'avoir fait le choix d'aller si loin, dans un programme qui, je sais, fera me remettre en question tout le temps. Je ne suis pas préparée à ça, ça me rend folle. J'imagine que je vais m'habituer, comme tout le monde, mais pour l'instant, je les vis, ces moments de stress intense. En tout cas.
Les vacances, ça me fait du bien. Hier, j'étais étendue sur le sable, oui, justement quand j'ai senti que je devais écrire, et tout était parfait. Il faisait pas trop chaud, il n'y avait pas trop de vent, l'eau était juste à la bonne température, c'était comme une plage privée, il n'y avait personne. J'avais besoin de ça plus que tout au monde.
«La paix, la sainte paix...»

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