Donc, après avoir vomi à toutes les quinze minutes lundi, et culpabiliser mardi, seule sur le sofa parce que je manquais une journée de trois cours, non pas par désir mais par obligation, je suis allée à mon cours mercredi, le corps toujours faible et le coeur encore au bord des lèvres. C'était dessin, c'était bien. On travaillait au fusain, sur des gros chevalets et des gros papiers, dans un grand local aux grandes fenêtres. J'ai jamais vécu ça, on dirait même pas l'école. C'est un tout autre décor, une toute autre ambiance. Chaque étudiant est concentré sur son travail, la prof se promène, émet des commentaires ou des recommendations. Pour le prochain cours, je dois dessiner une nature morte avec trois crayons. Une nature morte laide que tous les autres pourront joyeusement observer et critiquer par la même occasion. Ça promet. J'ai donc hâte.
Jeudi, c'est une grosse journée. Français, allemand et organisation picturale. Français, le prof est chouette, il a une drôle de façon de parler, ça me fait bien rire. Il a fait un cours d'histoire, plutôt pénible oui, mais j'ai bien rigolé.
Allemand, argh. Comme je n'étais pas présente au dernier cours, à cause de cette superbe maladie qui m'a frappée durant la nuit de dimanche à lundi et dont j'aurais bien pu me passer, il y a des leçons que je n'avais pas apprises. Pour faire exprès, l'enseignante-qui-est-vraiment-très-intéressante a décidé de faire un petit test surprise en prenant les présences! Sur la matière du cours passé! J'ai dû donc faire comme les autres idiots de ma classe et dire «Ich weiß nicht» (Je ne sais pas) à la question qu'elle posait et dont personne ne pouvait répondre. Elle a ensuite dit qu'elle se sentait contrariée de voir qu'on ne se souvenait pas de ce qu'elle avait enseigné et que, si on voulair réussir, il fallait étudier. Mais moi, je sais très bien que je me serais rappelé des notions si j'avais été là. C'est pas pour me vanter, non, mais je sais que j'apprend vite, et j'adore l'allemand, alors ça reste dans ma tête. J'étais déçue de la décevoir. Bon en tout cas. Au prochain cours, il y aura des Allemands! Ils font un échange et ils arrivent lundi. Je vais pouvoir leur parler un peu mardi matin. Coooooool hen?
En organisation picturale, c'était vraiment bien. Encore dans un immense local trop bien éclairé. J'aime vraiment ces locaux. Les bureaux de travail sont tous sales, plein de peinture, c'est grand, c'est blanc, ça fait atelier d'artiste. La prof est très gentille (je sais, j'aime bien mes profs..). Elle fait des commentaires très constructifs et nous encourage. Pendant qu'on travaillait, elle faisait le tour et trouvait toujours quelque chose de positif à dire. Je trouvais ça gentil de sa part. Les conversations se faisaient à voix basse, il y avait du Bob Marley qui jouait en fond, c'était trèèès relaxe. On aurait même pas dit un cours.
Aujourd'hui, un de mes cours était annulé. L'autre, histoire de l'art, j'ai beaucoup aimé. On faisait de l'analyse d'oeuvres. On disait si on aimait ou non, et pourquoi. La prof est intéressante, c'est agréable l'écouter parler.
Maintenant, si être cégepienne signifie dire des expressions du genre «Moi, personnellement...», «En fait...» à tous les trois mots, «Je dirais, j'te dirais...», en utilisant évidemment un ton horriblement hautain et frais, du genre j'suis-un-artiste-et-je-suis-une-personne-vraiment-importante-du-milieu-et-je-connais-tout, ben je tiens à affirmer que je ne suis pas une cégepienne. Il y a une différence entre bien parler et vouloir avoir l'air de bien parler. Ah. La plus grande majorité des gens que j'entends discuter autour, ou répondre aux questions dans mes cours, se prennent pour d'autres, ça me tappe sur les nerfs. Arrêtez donc de vous donner un genre, meeerde. Faites juste dire ce que vous avez à dire, pas besoin de faire comme si vous connaissiez ça et que votre petite opinion de votre petite personne comptait pour beaucoup. Quand vous aurez fait vos preuves et que vous serez connus mondialement dans le domaine artistique après avoir étudier durant de nombreuses années, on vous prendra peut-être au sérieux. Pour l'instant, ça donne rien de faire comme si. On connait tous rien. On est tous des «wannabe», alors. Ewww. Sorry, j'aime chialer, vous vous rappelez? C'est peut-être moi le problème? Bah tant pis, au moins, j'suis pas fatigante. Rien de plus énaaaaarvant que les maudits artistes fatigants qui se croient.
Jeudi, c'est une grosse journée. Français, allemand et organisation picturale. Français, le prof est chouette, il a une drôle de façon de parler, ça me fait bien rire. Il a fait un cours d'histoire, plutôt pénible oui, mais j'ai bien rigolé.
Allemand, argh. Comme je n'étais pas présente au dernier cours, à cause de cette superbe maladie qui m'a frappée durant la nuit de dimanche à lundi et dont j'aurais bien pu me passer, il y a des leçons que je n'avais pas apprises. Pour faire exprès, l'enseignante-qui-est-vraiment-très-intéressante a décidé de faire un petit test surprise en prenant les présences! Sur la matière du cours passé! J'ai dû donc faire comme les autres idiots de ma classe et dire «Ich weiß nicht» (Je ne sais pas) à la question qu'elle posait et dont personne ne pouvait répondre. Elle a ensuite dit qu'elle se sentait contrariée de voir qu'on ne se souvenait pas de ce qu'elle avait enseigné et que, si on voulair réussir, il fallait étudier. Mais moi, je sais très bien que je me serais rappelé des notions si j'avais été là. C'est pas pour me vanter, non, mais je sais que j'apprend vite, et j'adore l'allemand, alors ça reste dans ma tête. J'étais déçue de la décevoir. Bon en tout cas. Au prochain cours, il y aura des Allemands! Ils font un échange et ils arrivent lundi. Je vais pouvoir leur parler un peu mardi matin. Coooooool hen?
En organisation picturale, c'était vraiment bien. Encore dans un immense local trop bien éclairé. J'aime vraiment ces locaux. Les bureaux de travail sont tous sales, plein de peinture, c'est grand, c'est blanc, ça fait atelier d'artiste. La prof est très gentille (je sais, j'aime bien mes profs..). Elle fait des commentaires très constructifs et nous encourage. Pendant qu'on travaillait, elle faisait le tour et trouvait toujours quelque chose de positif à dire. Je trouvais ça gentil de sa part. Les conversations se faisaient à voix basse, il y avait du Bob Marley qui jouait en fond, c'était trèèès relaxe. On aurait même pas dit un cours.
Aujourd'hui, un de mes cours était annulé. L'autre, histoire de l'art, j'ai beaucoup aimé. On faisait de l'analyse d'oeuvres. On disait si on aimait ou non, et pourquoi. La prof est intéressante, c'est agréable l'écouter parler.
Maintenant, si être cégepienne signifie dire des expressions du genre «Moi, personnellement...», «En fait...» à tous les trois mots, «Je dirais, j'te dirais...», en utilisant évidemment un ton horriblement hautain et frais, du genre j'suis-un-artiste-et-je-suis-une-personne-vraiment-importante-du-milieu-et-je-connais-tout, ben je tiens à affirmer que je ne suis pas une cégepienne. Il y a une différence entre bien parler et vouloir avoir l'air de bien parler. Ah. La plus grande majorité des gens que j'entends discuter autour, ou répondre aux questions dans mes cours, se prennent pour d'autres, ça me tappe sur les nerfs. Arrêtez donc de vous donner un genre, meeerde. Faites juste dire ce que vous avez à dire, pas besoin de faire comme si vous connaissiez ça et que votre petite opinion de votre petite personne comptait pour beaucoup. Quand vous aurez fait vos preuves et que vous serez connus mondialement dans le domaine artistique après avoir étudier durant de nombreuses années, on vous prendra peut-être au sérieux. Pour l'instant, ça donne rien de faire comme si. On connait tous rien. On est tous des «wannabe», alors. Ewww. Sorry, j'aime chialer, vous vous rappelez? C'est peut-être moi le problème? Bah tant pis, au moins, j'suis pas fatigante. Rien de plus énaaaaarvant que les maudits artistes fatigants qui se croient.
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