Pour remédier à ma déprime imminente, j'ai décidé de me mettre à courir.
C'est toujours la même chose... L'automne, le froid, le manque de lumière. Je deviens toujours très mal à ce temps-ci de l'année, et jai décidé de faire de la prévention avant que ce poids lourd du changement de saison me pèse tellement que je n'arrive plus à m'en débarasser. Ça sonne exagéré, mais je me connais, c'est vraiment ce qui se produit. Tout me semble une tragédie, et ma vie devient un cercle vicieux d'inactions qui ne font que m'enfoncer davantage dans ma déprime. (Wow, voilà ici une belle image de moi!)
J'en ai marre. Depuis quelques jours, je la sens arriver, et il n'est pas question que je la laisse s'emparer de moi.
J'ai envie d'équilibre. Plus que tout.
Mais seulement que la pensée positive, me parler, me dire que la vie est belle, que j'ai vécu une expérience des plus mémorables cet été que pas tant de gens ont la chance de vivre, que j'ai tout ce que j'ai besoin et plus encore, qu'il n'y a pas de raison d'angoisser ni de se poser un million de questions sur les fondements de l'existence, ça fonctionne... plus ou moins. Pas mal plus moins que plus.
C'est peut-être idiot, mais j'ai déjà cru que mon voyage allait m'aider. Je sais pas... que j'aurais plus confiance en moi, qu'à mon retour, je serais si motivée, remplie de vie, remplie d'un sentiment important d'accomplissement... Finalement, je n'ai jamais ressenti ça. Enfin, parfois, un petit mini peu, lorsque j'en parle ou qu'on me pose des questions.
Je suis tannée de me rouler dans mon inactivité/manque de motivation perpétuel. Plus je fais rien, plus j'ai envie de rien faire. Et là, vous vous imaginez bien la suite.
À ce qu'on dit, l'activité physique, ça aide. Non? Je ne suis pas particulièrement douée en sport (même... zéro pis une barre) et je suis plus que pas en forme.
Mais alors (sans compter les bénéfices physiques que je pourrais en tirer, combinées aux hormones relâchées dans mon corps qui me rendront supposément bien de bonne humeur), plus j'en ferai, plus je m'améliorerai. Plus je m'améliorerai, plus je serai fière. Plus je serai fière, plus je continuerai... Et sans même en avoir conscience, le reste de mon quotidien en sera gagnant. Plus de motivation, plus d'actions... Plus de travaux scolaires bien faits! Plus de bonnes notes! Plus d'interactions sociales positives! Moins de temps pour trop penser...
Vu comme ça, ce n'est que du positif. Je me demande même pourquoi tout le monde ne fait pas ça. Pourquoi j'ai pas commencé plus tôt.
Aaahh oui... j'ai déjà couru dans le passé. Un gros maximum de deux semaines, il me semble.
C'est ça le problème. Je sais ce que vous vous dites, moi aussi je me le dis.
Combien de temps ça va durer?
"Moins de temps pour trop penser..."
RépondreEffacerWoody Allen a dit un jour:
"Quand je ne travaille pas, je pense et quand je pense, je deviens déprimé.”
Go Amé, Go! (Au fait, on se le fait quand ce petit café home-made cheap mais heureux?)